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Histoire des gemmes en Europe depuis l'antiquité

Posted on April 29 2021

Histoire des gemmes en Europe depuis l'antiquité

Histoire des gemmes en Europe depuis l'antiquité

Les différentes sociétés européennes qui se sont succédées ont toutes en commun l’exploitation des gemmes dans la création d’ornements royaux et impériaux. Symbole de richesse et de pouvoir, les différentes gemmes dites « précieuses » ou non ont toutes contribué d’une part, à l’expansion du vieux continent à travers le monde, et d’autre part, à la découverte de nouveaux phénomènes physiques et chimiques que la terre peut offrir.

Il existe autant de variétés de gemmes issues des principales classes minéralogiques, que de couleurs connues à ce jour. Ces pierres, rencontrées à différentes époques sont classables en trois grandes périodes : la découverte des gemmes traditionnelles dès l’antiquité, l’exploitation de nouvelles gemmes dites « modernes » à partir du XVIIIème siècle, et l’intégration de gemmes toujours plus surprenantes en joaillerie par les spécialistes contemporains.


1/ Les gemmes traditionnelles

On considère que les gemmes traditionnelles concernent toutes les pierres qui ornent les bijoux et les parures depuis l’antiquité jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. Sur cette période assez longue, bien que la maîtrise de la taille soit assez relative (souvent en taille cabochon ou partiellement facettée), les populations sont davantage attachées aux couleurs que les gemmes peuvent offrir qu'à l'éclat de la pierre dû à une maîtrise plus approfondie de la taille. 

Ces pierres évoquent principalement les quatre plus précieuses dont le diamant, le rubis, le saphir et l’émeraude. D’autres pierres qualifiées de « non précieuses » pendant longtemps ont aussi été découvertes et largement convoitées à cette époque. Une pierre bien connue des européens, l’améthyste, s’est fait une place de choix parmi les pierres utilisées par les sociétés occidentales. Sa couleur violette prônée par l’église pour sa symbolique, sa bonne dureté et sa présence sur des gisements européens ont permis de favoriser précocement son intégration en joaillerie. On retrouve également d’autres gemmes comme le spinelle rouge réputé pour sa ressemblance au rubis, et le péridot offrant une couleur vert-olive méditerranéenne. D’autres variétés de pierres issues des principales familles minéralogiques connues sont utilisées, comme la topaze jaune, les grenats rouges (dont le pyrope et l’almandin), le zircon rouge, la pierre de lune, l’opale ou encore l’aigue-marine qui s’inscrit dans la famille des béryls (au même titre que l’émeraude).  

Bague grenat Almandin Haute Epoque – 5e à 7e siècle 

Au cours des âges, il est arrivé que des erreurs soient commises quant à l’identification de certaines gemmes dû à un manque d’outils de précision permettant d’authentifier avec certitude l’origine minéralogique d’une pierre. Avec une majorité de pierres rouges, les spécialistes de la grande époque traditionnelle avaient de quoi en perdre leur latin !

L’exemple le plus déconcertant est certainement celui du « Prince Noir ». Célèbre joyaux de la couronne d’Angleterre, cette pierre a longtemps été vantée comme un rubis d’une taille et d’une couleur exceptionnelle. Après un travail de recherche mené par des spécialistes, il aujourd’hui relativement facile de certifier avec exactitude que cette véritable relique aux yeux des anglais est en réalité… un spinelle rouge !

rubis prince noir

"Rubis Prince Noir" joyaux de la couronne d'Angleterre

Parmi les utilisations les plus anciennes de gemmes, on retrouve les pierres ornementales, c’est à dire les variétés de gemmes plutôt opaques, tant utilisées en bijouterie qu’en décoration de mobilier. Les plus célèbres connues et exploitées par les sociétés antiques sont le lapis-lazuli, la cornaline et la malachite. 

table en malachite

Console de salon en malachite brute

2/ les gemmes modernes

Les gemmes dites modernes concernent toutes les pierres ayant connu une forte augmentation de leur commercialisation à partir du XVIIIème siècle. La conquête coloniale menée par les empires britanniques et français marque le début d’une nouvelle ère en matière de gemmologie, par l’importation de la tourmaline en occident, ainsi que d’autres pierres comme le grenat démantoïde ou grossulaire. Ces nouvelles gemmes en provenance de Russie, du Brésil, de l’Afghanistan, ou encore de Madagascar étoffent la palette de couleur utilisée en joaillerie et suscite surtout la curiosité des minéralogistes du XIXème siècle, toujours plus avides de découvrir de nouvelles pierres au travers d’expéditions.  

De nombreux chercheurs de gemmes du XIXème et du XXème siècle ont pu élargir encore plus les variétés de pierres disponibles en découvrant des pierres aux couleurs encore méconnues des européens de cette époque, comme le rose de la kunzite, découvert par le célèbre minéralogiste George Frederick Kunz en 1902.

Kunz observant une kunzite vers 1900

G.F Kunz observant une kunzite brute - 1902

 

D’autres gemmes plus étonnantes les unes que les autres ont attiré un public européen amateur de nouveaux phénomènes physiques, comme celui proposé par l’alexandrite, changeant la gemme de couleur en fonction de la source lumineuse envoyée sur la pierre.

alexandrite

Alexandrite à effets lumineux

3/ Les gemmes contemporaines

Les gemmes contemporaines concernent toutes les gemmes ayant été découvertes par les européens au cours des 50 dernières années. Celles-ci concentrent à la fois de nouvelles variétés de gemmes déjà connues, ou de nouvelles espèces minérales.

Parmi les pierres plus commercialisées aujourd’hui, on retrouve la tanzanite et le grenat tzavorite, tout deux originaires de Tanzanie et découvertes autour des années 1970. De nouvelles variété de tourmalines on également fait leur apparition comme la tourmaline Paraïba, aujourd’hui reconnue internationalement comme la variété la plus prisée de sa famille minéralogique, ou des pierres moins convoitées mais tout aussi intéressantes comme la rhodonite ou les cyanites bleues du Népal. 

tourmaline paraïba taille poire

Tourmaline Paraïba Taille poire

 

Les différentes pierres citées précédemment apparues dès le début du XVIIIème siècle ont considérablement bouleversé le monde de la joaillerie traditionnelle. La découverte de nouvelles variétés a conduit les minéralogistes européens à voyager pour découvrir de nouveaux territoires et élargir le spectre des pierres répertoriées. Cela a également permis de rendre la joaillerie, longtemps réservée à la royauté, plus accessible à un public totalement exclu pendant des siècles durant.

La liste de ces pierres citées n’est pas exhaustive, et d’autres sont encore à découvrir à mesure que les zones sismiques se déplacent et permettent l’accès à de nouvelles veines souterraines situées sur différentes parties du globe. Aussi, le progrès technique ne cesse d’évoluer en la matière, permettant de perfectionner nos connaissances sur l’origine des formations physiques et chimiques des gemmes. Par ces informations, les minéralogistes peuvent ainsi imaginer trouver de nouveaux gisements en cherchant de nouvelles sources des éléments qui composent les gemmes.